Comment fonctionne un défibrillateur ?

Le cœur est un organe qui génère un signal électrique. Ce dernier traverse les oreillettes pour se diriger vers la pointe du cœur. Le signal se propage donc d’une cellule à une autre de manière cyclique et de front, similaire à une vague. Seulement, cette propagation peut devenir irrégulière. Lorsque le signal rencontre un obstacle, comme une cellule défectueuse, il peut être amené à changer de direction. Donc plutôt que de se propager de front, le signal va se propager de manière archaïque.

propagation signal electrique

Lorsque ce phénomène se produit, le coeur est dit en état de fibrillation ventriculaire. Si l'on le fait rien, le sang ne circule plus et les chances de survie du patient baissent très vite (1 min = 10% de survie en moins). La défibrillation consiste à solliciter un maximum de cellules cardiaques afin de stopper la propagation des fronts de signaux électriques via un fort courant électrique sans abîmer le corps.

Pour déterminer la quantité d'énergie à délivrer à chaque patient (car elle varie en fonction de nombreux critères), le défibrillateur doit calculer l'impédance transthoracique qui est la capacité qu'a le thorax à s'opposer au flux de courant électrique.

impédance

Si une cellule est soumise à une tension trop importante ou pendant une durée trop longue, les pores ne peuvent plus se refermer et la cellule meurt. Il convient donc de déterminer cette tension avec précision.

Pour que la défibrillation soit efficace et sans danger, il convient donc, en résume, d'exciter un maximum de cellules avec un courant suffisant (car avec un courant trop faible, les pores pour laisser passer le courant ne peuvent pas se former), de transmettre le moins d'énergie possible au patient qui pourrait être abîmé au bon moment et de garantir une énergie totale constante reçue en utilisant une compensation en impédance.