Fibrillation cardiaque : à l’origine de 50 000 décès par an

Fibrillation cardiaque : à l’origine de 50 000 décès par an

À l’heure où l’on parle, le défibrillateur est devenu un dispositif médical commun : tout le monde peut l’utiliser et on commence à le retrouver dans de nombreux lieux accessibles au public. Malgré tout, beaucoup ignorent encore le rôle précis du défibrillateur contrairement, au fléau qu’il tente de limiter les dégâts : la fibrillation cardiaque.

Qu’est-ce que la fibrillation cardiaque ?

Pour comprendre ce qu’est la fibrillation cardiaque, il faut faire le point sur le fonctionnement même du cœur. Le cœur est un muscle qui se contracte suivant un rythme régulier : 60 à 100 battements par minute. Comment expliquer ces battements ? Et bien, ces battements sont dus à un signal électrique qui se propage dans le cœur suivant un chemin bien défini allant des oreillettes aux ventricules.

Ces battements sont nécessaires pour pomper le sang, d’abord dans les poumons, puis dans le reste du corps. Après son passage dans les poumons, le sang apportera l’oxygène nécessaire aux cellules de l’organisme pour fonctionner de manière optimale.

Pour diverses raisons, les signaux électriques à la source des contractions du cœur peuvent se dérégler. Le cœur se met alors à battre de manière désorganisée et très rapidement : jusqu’à plus de 170 battements par minute. On dit alors que le cœur est en état de fibrillation. Dans le cadre d’une fibrillation ventriculaire, au lieu de se contracter, les ventricules se mettent tout simplement à trembler.

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Conséquences, le cœur n’arrive plus à remplir son rôle de « pompe sanguine » et le sang n’arrive plus au cerveau et dans le reste du corps. Plus le trouble dure, plus les risques de séquelles irréversibles sont importants. Sans une intervention rapide, ce type de fibrillation cardiaque peut entrainer la mort subite par « arrêt cardiorespiratoire » ou ACR.

Défibrillateur : pour limiter les décès dus par les ACR

En France, les ACR sont à l’origine d’environ 50 000 morts subites par an. Le taux de survie est particulièrement bas, de l’ordre de moins 3 % en raison du faible taux d’équipement en DAE, d’une faible intervention des témoins et d’un délai d’intervention des secours trop long.

Les chances de survie d’une victime d’ACR sont plus importantes si une prise en charge adéquate est faite dans les premières minutes. Il faut savoir que chaque minute de perdue diminue les chances de survie de près de 10 %.

Le Conseil français de Réanimation cardio-pulmonaire affirme néanmoins que l’utilisation des DAE pourrait sauver 3000 à 4000 personnes en France. En effet, lorsqu’un cœur entre en fibrillation, il est tout à fait possible de le forcer à reprendre un rythme de battement normal grâce à une décharge électrique de plusieurs milliers de volts. D’où l’intérêt d’un défibrillateur.

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Outre l’utilisation d’un DAE, l’exécution d’un massage cardiaque contribue à augmenter considérablement les chances de survie d’une victime d’ACR. Ce type de massage permet au sang de circuler dans le corps et ainsi, ravitailler en oxygène les organes vitaux, dont le cerveau, limitant par la même occasion les risques de séquelles irréversibles. Enfin, il ne faut surtout pas oublier d’appeler les premiers secours, notamment le 15 (SAMU).